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Food is art// Design culinaire

Ecologie// Ecology, Food is art// Design culinaire

Visite dans l’Atelier au poêle, graphisme et sérigraphie comestible.

November 14, 2019

Crée en 2013 par Émilie-Laura Accipe*, l’Atelier Au Poêle est à la fois un atelier de création graphique, et un laboratoire de recherches et de développement spécialisé en graphisme et sérigraphie comestible. Il dispose donc de toutes les compétences pour répondre au mieux à vos demandes les plus innovantes et audacieuses. Emilie-Laura met tout en œuvre pour que chaque projet devienne un réel terrain d’échanges et d’expérimentations, l’expression d’un engagement quotidien – pour un autre regard, une autre sensibilité au goût, aux signes et aux formes – porté simplement par le monde qui nous environne.

Création et réalisation d’une série d’affiches comestibles à partir des texte d’Oxmo Puccino,
à l’occasion de sa carte blanche pour les 30 ans
de l’Institut du Monde Arabe.
La Rotonde Stalingrad
Exposition. Paris.
 
Création d’un imagier comestible.
 
Formats 148×210 mm.
Agence Oz Marketing
Marketing événementiel. Troyes.
​Création et réalisation artisanale des papiers comestibles à la banane et à la fraise.
Agence La Koncepterie
Communication événementielle. Paris.
Création et réalisation artisanale
des cartes de voeux comestibles de l’agence.
Agence Machin Bidule
Communication événementielle. Le Mans.
​Création et réalisation artisanale
des papiers comestibles à la poire et au citron,
puis des gommettes comestibles

L’atelier développe essentiellement une recherche graphique et plastique autour de l’alimentation, des problématiques liées à l’environnement et l’écologie, l’éducation au goût, les liens entre la nature et l’homme. Ses réalisations se veulent à la fois en lien avec le graphisme et le végétal ; en réponse à l’environnement dans lequel nous évoluons. Elles s’appuient sur la volonté de créer de nouvelles formes de convivialité, de transmission et de partage. Défendant l’idée d’un engagement citoyen et une vision plus humaniste
et collective du design, dans tous les actes et pratiques du quotidien ;
il leur arrive également de collaborer avec d’autres, pour créer et réaliser
des projets polymorphes (graphisme, paysage, cuisine, musique…).

*Diplômée en design graphique et spécialisée en design social (BTS communication visuelle, puis DNAP et DNSEP), Émilie-Laura s’est également formée en horticulture et paysage à l’École du Breuil. Elle a notamment eu la chance d’expérimenter et de collaborer avec le collectif Cochenko (design et architecture), l’Atelier NDF et Coloco/Gilles Clément (paysagistes) – références en la matière pour le développement de projets artistiques et citoyens en espace public, défendant une invitation à l’œuvre par tous, une vision plus humaniste de la ville et de son quotidien. Forte de ces collaborations qui lui ont permis d’étendre ses champs d’actions, elle explore la frontière ténue entre ses deux métiers : graphiste-illustratrice et jardinier-paysagiste ; afin de proposer des projets polymorphes en lien avec la nature, le végétal et la création graphique/artistique.

https://www.latelieraupoele.com/

Food is art// Design culinaire

L’art du lamage.

August 29, 2019

Le métier de boulanger me fascine autant que la vie du levain utilisé par certains d’entre eux comme Alex Croquet. Aussi, je suis ravie que la culture de blés anciens prenne de l’ampleur grâce à Rolland Feuillas à Cucugnan, par exemple.

L’occasion de partager le travail de lamage et de pochoirs de : https://www.instagram.com/sourdough_nouveau/

Si vous allez à Caen, passez rendre visite à Elsa de Mie Figue mie Raisin qui m’a fait confiance pour le choix de la décoration de sa boulangerie!

N’hésitez pas à m’écrire pour me faire découvrir à votre tour d’autres artisans du genre! Merci!

Food is art// Design culinaire

Illustrations sur fruits, entre les murs à pêches de Montreuil.

August 23, 2019

Une partie de l’histoire de l’illustration sur fruits se fait entre les murs à pêches de Montreuil.

Pêches marquées de Montreuil.

Le marquage des pêches fait des partie du savoir-faire emblématique des murs à pêches de Montreuil. Dans ses écrits, l’abbé Schabol évoque ces pêches marquées offertes au roi par les cultivateurs de Montreuil. En 1893 les montreuillois offrent des pêches marquées au Tsar Nicolas II. Production rare, si rare qu’aucune photo n’a été retrouvée à ce jour. 
C’est en 2004, après trois ans d’essais, que la société horticole de Montreuil redécouvert la méthode.

La méthode de marquage des pommes, elle, est connue depuis le 12è siècle. Elle consiste à occulter du soleil une partie de l’épiderme du fruit, soit avec un papier collé avec de la gélatine, soit avec un sticker, soit directement avec une peinture alimentaire. A Montreuil, on a surtout utilisé le pochoir en papier, puis, à partir de 1898, des négatifs photographiques, les deux étant collés avec de la gélatine.
En mûrissant, la pomme prend sa couleur, excepté sous la forme où elle reste pâle, révélant ainsi le motif choisi. La forme est retirée après la récolte.
Le résultat est encore meilleur si le fruit a été ensaché avant la pose de la forme.

Découpe des sachets en papier dans lesquels les pommes ont grandit sans murir.
Application de gélatine à l’aide d’un pinceau.
Application du pochoir.

Chaque année la société produit des pommes avec des motifs de leur collection qui permettent de souhaiter la bonne Année, de bonnes fêtes, à vos proches.

L’équipe peut réaliser, pour un événement, un marquage de pommes avec des motifs de votre choix. Le marquage étant réalisé sur fruits au mois de septembre, il est impératif de leur passer commande avant le 1er septembre 2019 , date à laquelle vous êtes conviés pour poser vos propres pochoirs .Le 2è dimanche de décembre le Jardin-école ouvre ses portes spécialement pour la vente de pommes marquées. Il est conseillé de les réserver ! Un bon de commande est téléchargeable sur la page d’accueil à partir de début novembre, avec photos des modèles de l’année.

Si vous avez des pommiers, vous pouvez vous procurer des pochoirs ici :

Deux arboriculteurs d’Ile-de-France produisent des fruits marqués selon la tradition montreuilloise :

 Vassout fruits à Gambais (78):

Originaire de Montreuil, c’est l’une des plus anciennes familles d’arboriculteurs d’Ile-de-France. Aujourd’hui, Roger Vassout et son fils Fabien produisent des pommes et des poires qui comptent parmi les meilleur fruits de luxe de France.Pour en savoir plus sur la société Vassout en allant sur le site de la chambre d’agriculture d’Ile-de-France, cliquez ici

Domaine de Pomamour à Gressy (77)

Bernard Guicheteau et son père Pierre Guicheteau sont originaires de Villemonble à coté de Montreuil. Le domaine de Pomamour est sans doute le seul verger de production d’Ile-de-France conduit encore à l’ancienne, avec des arbres en forme de candélabre. Le domaine de Pomamour pratique la vente
directe à la ferme : tous le jours de 15h00 à 19h00 RD212 route de Compans 77410 Gressy en France tel : 06 87 40 90 71

Les murs à pêches ont été créés au XVIIe siècle et se sont développés jusqu’au XIXe siècle à Montreuil. A l’époque, Montreuil était une ville largement agricole, qui alimentait Paris en légumes et surtout en fruits. Ce type de culture bien particulier, que l’on a appelé « murs à pêches », est unique en son genre avec celui que l’on retrouve au chasselas de Thomery (près de Fontainebleau). Les murs ont été construits de manière à délimiter de petites parcelles longues et étroites, orientées nord-sud pour profiter au maximum de l’ensoleillement. Les pêchers étaient « palissés », c’est-à-dire maintenus contre les murs et aussi au centre des parcelles, grâce à des sortes de ficelles appelées « loques ».Au fur et à mesure de la croissance des pêchers, les murs étaient talochés avec du plâtre, ce qui leur permettait de dégager durant la nuit la chaleur emmagasinée lors de la journée. Cela a permis de développer en Ile-de-France, des cultures qui se plaisent habituellement plutôt dans le sud de la France… tout cela grâce au savoir-faire exceptionnel développé par les arboriculteurs montreuillois de l’époque, dont on s’inspire encore aujourd’hui.

A partir de la fin du XIXe siècle, avec le développement du chemin de fer, la production de pêches à Montreuil s’est écroulée. Les pêches de Provence les ont sérieusement concurrencées, car elles pouvaient arriver mûres à Paris bien plus tôt, et à moindre coût. La ville a progressivement repris ses droits sur les parcelles, réduisant les quelques 600 km de murs à pêches originaux, à seulement 17 km aujourd’hui, en très mauvais état.

L’absence d’un projet global de mise en valeur a effectivement mis le site en péril. En 1994, la zone est déclarée urbanisable à 80%, alors qu’elle était auparavant protégée. En 2003, quelques hectares (seulement) ont été finalement classés au titre des « Sites et Paysages »

Plusieurs associations se battent aujourd’hui pour sauvegarder les murs à pêches, les restaurer, les mettre en valeur et les faire vivre. Notamment à travers le festival des murs à pêches, c’est pourquoi je vous encourage fortement à aller y faire un tour ! Toutes sortes d’activités sont organisées : théâtre, art de rue, ateliers, expositions, dégustations, visite guidée… Tout le programme détaillé est disponible ici.

Impasse de Gobétue à Montreuil-sous-bois
Association des murs à pêches
Le dimanche de 14h30 à 16h30

Jardin de la lune, jardin d’inspiration médiévale et des ruches
Le dimanche de 11h à 17h