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Trouvés!

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Couture Singer, une reliure artisanale.

September 4, 2019

La couture Singer, aussi appelée reliure Singer est une reliure artisanale, c’est-à-dire que l’opération de couture est presque entièrement manuelle. C’est son aspect original et élégant qui font de cette reliure un façonnage innovant et apprécié.

Ancienne plaque de machine à coudre Singer, disponible en boutique!

Cette reliure élégante est réalisée avec une machine à coudre de type Singer (du nom de son fondateur Isaac-Merritt-Singer). Pour ce façonnage d’impression, il convient d’assembler les feuillets puis de les coudre au centre ou sur le dessus. Lorsque l’on coud sur le pli, on parle de couture à cheval. En revanche si on coud sur le dessus de la brochure on parle de couture Singer à plat. La reliure Singer peut prévoir des fils de couleurs différentes et de même un dépassant en tête ou en pied selon l’effet souhaité. L’ajout d’un signet peut s’envisager également.

Reliure avec couture Singer : une ouverture à 180°

L’ouverture de la brochure s’effectue très à plat et offre une manipulation aisée, notamment lorsque la couture se trouve sur le pli (à cheval). En ce qui concerne la longueur du point, celle-ci est variable et les fils peuvent être arrêtes ou laissés libres. Ils peuvent même être dépassants en tête ou en pied. Même si la reliure Singer est moderne et trouve sa place dans de nombreux façonnages d’impression, elle est toutefois limités à une certaine épaisseur.

Reliure singer à plat/ Agoria
Reliure fil dépassant / Agoria

Reliure Singer : un façonnage respectueux de l’environnement

Lorsque l’on a recours à de ce type de reliure, on s’inscrit parfaitement dans une démarche de développement durable. En effet, le recours à une couture Singer est une démarche respectueuse de l’environnement puisqu’elle n’utilise que des consommables recyclables.

Reliure couture Singer/ Atelier Bulk

Dans le cas d’une couture avec fil dépassant, la couture peut être sur le plat de la brochure, on parle de couture Singer à plat ou près du bord, on parle alors de couture à plat (piqûre à plat).

Trouvés!

Radiola par Bernard Villemot!

August 8, 2019

Un zeste d’orange en guise de capeline, des bouteilles d’eau façon pendants d’oreille, un verre de vin rouge carmin entre les mains d’une élégante… L’univers de l’affichiste Bernard Villemot (1911-1989), illustre l’état d’esprit d’une époque. Quand, la liberté retrouvée, on croyait au progrès social et au bonheur matériel.

A partir de 1950, la production repart en France et, avec elle, la nécessité de vanter les mérites de produits nouveaux, du chewing-gum au poste de télévision, On voit fleurir les affiches publicitaires jusque dans les villages.

Né dans une famille d’artistes bourgeois – un grand-père cofondateur du Figaro, un père illustrateur pour les journaux et décorateur d’intérieur -, Bernard Villemot s’inscrit, en 1932, dans la première école du genre à Paris, celle de Paul Colin, peintre affichiste. Très vite, il se distingue par son talent de peintre et de coloriste.

Ainsi la fée EDF – qu’il illustre comme un feu d’artifice festif, en 1964 – ou le Frigidaire blanc – où s’engouffrent une côte de boeuf et une bouteille de champagne (1958) – apparaissent tels des magiciens du quotidien. Les cigarettes sont synonymes de séduction masculine, les voyages en train ou en paquebot évoquent liberté et luxe, comme en témoigne l’image d’une femme endormie, nue dans un wagon-lit, avec pour seule parure un collier de perles.

DES IMAGES CONFONDANTES DE LISIBILITÉ

Le succès de Villemot après-guerre est aussi celui d’un publiciste d’avant l’ère “Mad Men” (la série américaine à succès), et les “Herr teknocrate de la publicité” comme il les surnommait. Les agences n’étaient pas encore nées, qui sonneront, dans les années 1970, le glas de la peinture au profit de la photographie.

Bernard Villemot invente les images symbolisant un slogan. Certaines s’inscriront dans l’imaginaire collectif. Ainsi, la pelure d’orange taillée en spirale pour Orangina. Pourquoi une épluchure ? Pour contourner la réglementation. Avec seulement 12 % de fruit dans la formule, la marque n’avait pas le droit de faire figurer des fruits entiers sur la réclame. Villemot a eu l’idée du zeste, motif qui deviendra emblème.

“Cette première affiche avait donné à Orangina une précieuse identité visuelle… Ce qui fait tout simplement que vous existez aux yeux du public”, se félicitait, en 2008, Jean-Claude Beton, fondateur d’Orangina, qui a collaboré avec Villemot de 1953 à sa mort.

De quelques coups de gouache sur sa toile posée sur un chevalet et invariablement dressée entre les deux hautes fenêtres de son atelier de la rue Danielle-Casanova à Paris, Maître Villemot faisait surgir un rêve suspendu. Des couleurs chocs, des lignes épurées et des images confondantes de lisibilité. “Une affiche, c’est simple et, parce que c’est simple, c’est sans doute difficile”, rappelait-il dans une note intitulée “Illustration et défense de l’affiche”, parue dans Busnews en novembre 1972.

Ainsi pour les chaussures Bally, ces deux touches de couleur aux extrémités de longues jambes sensuelles (1967). Les souliers sont devenus bijoux aux pieds d’une belle à la tête coupée. “Dans l’esprit et la mémoire du public, ce sont toujours les affiches de Villemot qui refont surface. Elles évoquent la qualité, le bon goût, ce qui résiste et ce qui dure. Pas mal pour une chaussure !”, souligne Jean-Pierre Rocher, à l’époque directeur de la publicité Bally.

AFFICHES INDÉMODABLES

Villemot partage avec René Gruau, autre affichiste, l’élégance des traits, la volupté des silhouettes féminines. Moins amateur de dessins d’humour que Savignac, son ami de toujours, il use d’une autre forme de complicité avec le passant. Un rébus, une énigme à résoudre. Ainsi cette femme couleur pain d’épice qui bronze nue, au milieu des dunes… Au second coup d’oeil, ce sont les fesses rebondies d’autres jeunes femmes, moins hâlées (publicité Bergasol, 1976). “L’affiche se nourrit aussi de suspense, de mystère. Il faut intriguer, gentiment, surprendre, expliquait Bernard Villemot. S’il y a une difficulté, une mince obscurité, un effort à faire, alors on se souvient.”

Il n’était pas fier d’avoir, jeune illustrateur, prêté son talent au régime de Vichy avec un triptyque reprenant, en 1943, le slogan “Travail, Famille, Patrie”. Mais il n’eut jamais honte de pratiquer un art mineur au service de l’économie d’après-guerre. Il lui plaisait d’avoir la rue comme galerie. “Villemot incarne aujourd’hui une certaine idée poétique de la consommation, une fleur de bonheur sur la grisaille du temps présent”, écrivait Jean-François Bazin dans Les Affiches de Villemot (Denoël, 1985).

Avec ses compositions traitées comme des découpages à la Matisse, qu’il révérait, nombre de ses affiches ont traversé le temps sans prendre une ride.

“En 2012, je pourrais encore faire appel à Bernard Villemot pour la publicité de maisons de luxe, car il y a une élégance parisienne dans son dessin qui servirait leur propos , s’amuse Guillaume Villemot, directeur d’agence publicitaire. Un Mad Man comme ceux qui faisaient “cauchemarder” son grand-père peintre.



Plus de ressources sur Bernard Villemot :

  • L’affiche Radiola signée Villemot est ici!

Réécouter l’émission Le gratin 11 consacrée à Villemot
Portrait d’un affichiste, entretiens entre Laurent Gervereau et Bernard Villemot
Consulter le dossier de presse de l’exposition Villemot, peintre en affiche
→ Différents articles sur advertisingtimes.fr, lemonde.fr
→ Consulter l’ouvrage Villemot, peintre en affiche
→ Une très belle galerie d’image sur amolenuvolette.it
Une interview mené par Laurent Gervereau dans on article Portrait d’un affichiste

Trouvés!

Série limitée d’impressions lithographiques, signée Peynet.

August 7, 2019
Oreillers, couvertures!

Né le 16 novembre 1908 à Paris, enfant d’Auvergnats propriétaires d’un café dans la capitale, le jeune Raymond entre à 15 ans à l’école Germain Pilon, future école des arts appliqués à l’industrie. À l’issue de ses études, il occupera son premier petit boulot chez un fabriquant d’étiquettes où il sera un peu « l’homme à tout faire ». En 1930 il entre chez un grand publiciste, Tolmer ; son trait s’affirme, sa carrière prend tournure. Il va commencer à vendre ses dessins auprès de plusieurs quotidiens à la mode, Le rire, The boulevardier, Fairchild’s international, Pour lire à deux, Ric et Rac

Je voudrais un petit frère! The kid and the gardener.

La guerre va interrompre momentanément ce début de carrière : mobilisé, fait prisonnier, il s’évade pour rejoindre son Auvergne natale. L’histoire veut qu’il ait remis en 1943 devant le kiosque de Valence un pli confidentiel à un correspondant, et que, dans l’attente de l’arrivée de celui-ci, soient nés de son crayon les célèbres Amoureux, baptisés ainsi par le rédacteur en chef du journal Ric et Rac, Max Favalelli.
Sa carrière, menée de “main de maître” par son épouse, Denise Damour, épousée en 1930, va connaître un véritable tournant puisque, malgré de nombreuses créations pour les illustrations de pièces de théâtre, de livres, d’auteurs célèbres, de publicités de tous genres, de dessins de presse toujours plus nombreux, les Amoureux vont devenir le fil conducteur de sa production.

L’amour// Love

Des années 50 à la fin des années 70, le petit couple va apparaître partout, toujours dans la presse bien entendu, mais aussi dans des domaines diversifiés tels que la création de porcelaines (Rosenthal ou Couleuvre), de bijoux fantaisie (Murat), de soieries (Baccarat) ou encore des petites poupées de latex.

Le frileux// The mountain sensitive to cold.

PEYNET ET LA PRESSE

Ses dessins, toujours tendres mais jamais totalement innocents, avaient une grâce singulière pour traiter de sujets d’actualité parfois tout à fait sérieux. La diversité du talent de l’artiste se ressent entre dessin politique (Paysage, 1946), illustration (Procès galants dans le journal Scandal, 1933), humoristique et caricatural (Jeu de cartes dans France Soir, 1954).

Et si la corde cassait? Kidnapping!

L’ILLUSTRATION


La réalisation de décors de théâtre (notamment pour le théâtre de La Huchette) ou encore l’illustration d’ouvrages d’auteurs réputés tels Labiche, Musset, Anouilh, Courteline puis Daudet permettent à Peynet de diversifier son œuvre et de laisser libre cours à sa création sur de nouveaux supports. Gouaches des décors créés pour : Chapeau de Paille d’Italie (1851) d’Eugène Labiche, On ne badine pas avec l’amour (1834) d’Alfred De Musset ou Ah ! Jeunesse (1894) de Georges Courteline.

L’aéronaute

LITHOGRAPHIES


Deux séries réalisées par Raymond Peynet ont connu un succès tout à fait exceptionnel, et ce malgré leur présentation luxueuse ; elles furent vendues en tirage limité par souscription. D’une part les Signes du Zodiaque, eaux-fortes aquarellées, réalisées dans les années 80, ces œuvres furent accompagnées de textes remarquables écrits par des grands écrivains tels Paul Guth, Louis Pauwels, Guy Breton, Louis Amade.
D’autre part, la série des Lettres de mon moulin, lithographies également éditées dans les années 80 illustraient les textes d’Alphonse Daudet. Les dessins de Peynet prenaient place en première ou en dernière page du texte.

Le petit pacifiste

PEYNET AFFICHISTE


Ce qui différencie Peynet de ses contemporains, c’est une capacité à diversifier son travail dès le début de sa carrière. Chacun de ses « collègues » avait – peut-être à l’exception de Dubout – une spécialité, alors que Raymond Peynet, en débutant par la publicité, devint par son dessin imaginatif un « touche-à-tout » très demandé.
Publicités et affiches de toutes sortes viennent ainsi enrichir jusqu’à la fin de sa vie une carrière artistique aussi riche qu’hétéroclite. Son trait inimitable se trouve sur des encarts ou affiches événementielles, de films, des publicités pour des produits de consommation, de grandes entreprises, de don du sang ou de la Loterie nationale.

Vol en papillon!

RAYMOND PEYNET DESSINATEUR PAR THEMES


À l’instar de nombreux dessinateurs de presse, Raymond Peynet a réalisé des « séries » de dessins autour de thèmes. Curieux de tout et désireux d’associer humour et esprit d’observation, de nombreux dessins réalisés dans les années 70 à l’encre de Chine évoquent l’âme de cet artiste-voyageur à travers le monde. De la même manière, on découvre des dessins autour du thème traditionnel de Noël, avec un même sens aiguisé d’un humour jamais déplacé.

L’impatient/ The little train.

Retrouvez toutes ces illustrations en ligne, dans la boutique!

All these originals prints are avaible in the store!

Trouvés!

Imprimer ses sachets d’épicerie.

April 29, 2019

L’atelier Crespin, qui exerce toujours à Alès a édité dans son passé ce zinc qui servait à réaliser des moules pour la fabrication de tampons en caoutchouc. On imagine parfaitement les sacs d’épicerie en papier illustrés de cette Montgolfière. Ses dimensions : 15*14 cm. Disponible sur ma boutique.

Atelier Crespin