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L’Aquatype, Imagerie d’Epinal

August 28, 2019

Procédé mécanique qui remplace le pochoir à la main, pour colorier en plusieurs couleurs. Cette machine d’invention française, permettant à produire de grandes séries aux couleurs vives, a été acquise dès 1902 par l’Imagerie d’Epinal. Leurs ateliers abritent 2 aquatypes à 9 couleurs, derniers exemplaires au monde. Elles fonctionnent toujours parfaitement.

l’Aquatype, Imagerie d’Epinal

Evenements // Events, Non classé

Nouvelle exposition temporaire au Musée de L’Image d’Epinal : “Images sur les murs, de Bessans à Pont-Aven.”

August 20, 2019

. Le Musée de l’Image à Épinal conserve 100 000 images dites populaires du 17e au 21e siècle. Les expositions de ces quinze dernières années et les vingt-cinq catalogues édités par le musée ont montré combien ces images sont variées et comment elles dressent le portrait des sociétés successives qui les ont éditées. Cependant, des questions n’ont pas encore fait l’objet d’un travail spécifique : comment ces images populaires étaient-elles fixées sur les murs des habitations et quelles étaient les motivations qui animaient ceux qui les accrochaient dans leur espace de vie ?
Questions difficiles puisque ces images, par essence bon marché et peu précieuses, ont souvent été détruites lors des réaménagements successifs des maisons.


C’est le prêt d’une cloison de bois collectée par le Musée Savoisien de Chambéry à Bessans en Haute- Maurienne qui donne au MIE l’occasion de s’intéresser à ce sujet. Oubliées à l’étage d’une maison abandonnée, les soixante images collées sur cette cloison datent du tout début du 17e siècle jusqu’au début du 19e siècle


Images retrouvées sur les cloisons de la maison tracq. Sainte Catherine, 19e,
Anne d’Autriche, début 17e, Christ en croix, début 17e, Coll. Musée Savoisien, Chambéry
© Musée de l’Image / Cliché H.Rouyer

Cette découverte fût exceptionnelle. Chaque image présente sur cette paroi n’est connue qu’à un seul exemplaire. On voit là éclore l’image religieuse de grande diffusion et l’image du pouvoir. S’esquisse l’histoire du duché de Savoie, des premières résistances à la religion réformée, des relations commerciales et religieuses de chaque côté des Alpes..

Si les premières constatations sont savoyardes -la recherche est menée avec Sébastien Gosselin, conservateur au Musée savoisien, l’exposition poursuit son voyage dans d’autres régions françaises et à d’autres périodes.Ainsi, elle s’intéresse aux images d’Épinal éditées en 1830 à la gloire de Napoléon et accrochées au mur par les vieux soldats, idolâtres de leur empereur…L’exposition se prolonge aussi jusqu’à Écouen au nord de Paris, où une colonie d’artistes menés par Pierre-Édouard Frère choisit comme sujet la vie à la campagne : leurs peintures de genre montrent l’intérieur des maisons décorés d’images « d’Épinal » collées aux murs..


1.Pierre-Édouard Frère (1819- 1886), Une journée glaciale, huile sur toile.
Coll. Baltimore Museum. © The Walters Art Museum, Baltimore

2. D’après Jean P. Haag, VIEUX SOUVENIRS, 1893, photogravure de Boussod, Valadon & Cie, 1894, 26.8 x 38.2 cm

Le voyage prend fin en Bretagneà la fin du 19esiècle lorsque des peintres comme Émile Bernard, Charles Filiger ou même Paul Gauguin, s’inspirent des images populaires qu’ils voient encore dans ces contrées éloignées pour trouver de nouveaux sujets et pourquoi pas, les aider à « inventer » le cloisonnisme… La production de ces images destinées à être accrochées au mur s’est peu à peu tarie au cours du 19esiècle pour laisser la place, avec la lithographie, aux images à lire, en feuille ou bien en albums… Mais les images au mur, peintes ou racontées par des écrivains, restent encore dans bien des mémoires…

GALERIE RELIGIEUSE. SAINTE EUGÉNIE, Pellerin, Épinal, vers 1850, gravure sur bois coloriée au pochoir – Coll. Musée de l’Image, Épinal dépôt MDAAC. © Musée de l’Image –Ville d’Épinal / cliché E. Erfani

Exposition jusqu’au 29 Septembre 2019

Le musée de l’image ville d’Épinal 42 quai de Dogneville 88000 Épinal 03 29 81 48 30 > musee.image@epinal.fr > www.museedelimage.fr

Scénographie de l’exposition “Images sur les murs
De Bessans à Pont-Aven”. Musée de l’Image, Epinal.
Scénographie de l’exposition “Images sur les murs
De Bessans à Pont-Aven”. Musée de l’Image, Epinal.
Scénographie / Vitrine, Vidéos

Benjamin Pollock at work in his Hoxton shop in London

August 14, 2019

🇫🇷 Constructeur et fabricant britannique de théâtre de papier. Benjamin Pollock était l’héritier d’une longue tradition britannique du théâtre de papier. Dès le début de l’ère victorienne, le genre était monopolisé par quatre fabricants : Skelt, Park, Webb et Green. En 1850, un certain John Redington ouvrit une papeterie à quelques numéros du Britannia Theatre à Londres, l’une des grandes salles prospères de l’East End. En un an, Redington était devenu le revendeur exclusif de Green et, après la mort de ce dernier, il acquit ses plaques d’impression et son stock. Quand Redington mourut à son tour en 1876, la boutique passa à sa fille Eliza qui peu après épousa Benjamin Pollock, jeune professionnel de la fourrure. Celui-ci abandonna son métier et se lança dans le théâtre de papier dont les ventes commençaient déjà à décliner sérieusement. Pollock passa outre, se mit aux presses, ajouta quelques plaques anciennes de Park à son répertoire et commanda de nouveaux dessins pour avoir des cadrages plus larges. Webb, qui officiait sur Old Street, bénéficia aussi d’un regain d’activité au cours duquel il réimprima quelques-unes des vues de Skelt et commanda aussi de nouveaux dessins à son fils, H. J. Webb.

Pollock et le jeune Webb firent marcher leur affaire jusque dans les années trente, se proclamant « les derniers fabricants du théâtre de papier ». Les filles de Pollock luttèrent jusqu’en 1944, quand un libraire, Alan Keen, acheta ce qui leur restait et fit passer le théâtre de papier vers le West End. Après la banqueroute de Keen, le stock fut acquis par Marguerite Fawdry, qui eut l’idée de combiner l’activité commerciale à un musée du théâtre de papier. Ainsi, un Pollock’s Toy Museum fut actif de 1956 à 1968, dans Monmouth Street, puis, devenu organisme caritatif, dans Scala Street (toujours dans le centre de Londres) entre 1969 et 2004

🇬🇧Early 1920s Gaumont Film Company newsreel about the famous Toy Theatre maker Benjamin Pollock. Shows Pollock at work in his Hoxton shop in London printing a block of toy theatre sheets, colouring them and cutting them out before performing them with the help of his daughter Louisa.

This newsreel is believed to be in public domain and is posted here for historical and educational purposes.

Background information on this newsreel via The Toy Theatre Blog at

Retrouvez les théâtres en papier, tous aussi beaux les uns que les autres, à construire ici : https://www.pollocks-coventgarden.co.uk/categories/toy-theatres/

Pour en connaître plus sur les théâtres en papier à travers le monde, notamment ceux de l’imagerie d’Epinal, bien sûr : https://toytheatres.wordpress.com/